DECLARATION SUR LA POLITIQUE MINIERE
La
République de Guinée a une tradition minière qui remonte au temps des grands
empires Ouest-Africains.
L’exploitation
artisanale de l’or y est pratiquée depuis des siècles et l’or teinté de
rouge provenant de la Guinée a été retrouvé dans les trésors de Carthage et
de Rome.
Cependant
la première ressource minière du pays tant du point de vue de la qualité que
de la quantité demeure la bauxite. Hormis ces deux ressources minérales et de
diamant exploités depuis de longues années, la Guinée abrite les plus riches
gisements de minerai de fer économiquement viables et non encore exploitées
dans le monde. Elle recèle, en outre , d’importants indices de calcaire,
nickel, argent, cuivre, manganèse, graphite, sable noir et l’un des plus
importants potentiels hydroélectriques du continent.
En
dépit de ce riche potentiel , les politiques minières mises en œuvre en Guinée
n’ont pas permis de mobiliser les investissements nécessaires à sa mise en
valeur. Ainsi s’inscrivant dans le cadre général de la nouvelle politique économique
définie par le Chef de l’Etat dans son discours – programme du 22 Décembre
1985, la politique minière va être progressivement revue dans le sens de la réduction
de l’implication directe de l’Etat et de l’accroissement du rôle du
secteur privé.
Les
grands axes de cette nouvelle politique portent sur la définition de nouveaux
objectifs, la refonte complète du cadre juridique des activités minières dans
un sens plus libérale, la mise en place d’une fiscalité simplifiée et le
renforcement du rôle de l’Etat et des structures d’appui en que catalyseur
de l’activité minière.
Les
objectifs ultimes de la nouvelle politique minière passe par le renforcement de
la position de la Guinée dans la filière bauxite- alumine de développement et
l’exploitation du potentiel de la Guinée en fer, la relance de la production
d’or et de diamant est la poursuite de la prospection à grande échelle par
des compagnies multinationales, la promotion des autres ressources minérales
qui présentent un véritable potentiel de développement et dont les indices
sont suffisamment importants pour mener des opérations de prospections.
Les
deux ressources minérales sur lesquelles la Guinée entend porté sa priorité
en moyenne terme sont le nickel et le pétrole.
Outre
les lois et règlements généraux en vigueur, le cadre juridique des activités
minières de Guinée est régi par le code minier ( et ses textes
d’application ) qui a été revu et corrigé en 1995 ainsi que les procédures
d’instruction des demandes de titre minier. La philosophie générale de ces
nouveaux cadres est d’inspiration beaucoup plus libérale dans la mesure ou il
vise à réduire les rôles de l’Etat en qu'actionnaire et opérateur tout en
renforçant les capacités de l’administration en matière d’encadrement, de
promotion, de régulation et de création des facilités indispensables au développement
des activités minières.
L’approche
de la nouvelle politique minière pour ce qui est de la fiscalité repose sur le
double principe de l’allègement de la question fiscale pour les sociétés et
de l’amélioration de l’efficacité du système de taxation pour l’Etat.
L’un des enjeux de la nouvelle politique minière est d’amener
progressivement l’ensemble des opérateurs du secteur minier sous un régime
harmonisé de fiscalité répondant au double principe évoqué ci-dessus sans
toute fois remettre en cause les
avantages acquis pour les sociétés existantes.
Les
nouvelles orientations de la politique minière confèrent à l ‘Etat un rôle
de régulateur et de catalyseur de l’activité minière et réduisent son
implication et sa participation dans le capital et la conduite des affaires des
sociétés minières. Des structures d’appui ont été crées en vue de
relayer l’Etat pour certaines missions qui ont été reconnu comme prioritaire
dans le cadre de la nouvelle politique minière. Il s’agit des missions
relatives à la promotion et au développement d’évolue au centre de
promotion et de développement miniers ( CPDM ) et l’agence nationale d’aménagement
des infrastructures minières ( ANAIM.
Il
y a lieu de souligner par ailleurs l’institution du fond de promotion et du développement
minier dont l’objet est de soutenir les actions de promotions et de participer
au financement de projet initié dans la perspective de l’amélioration des
connaissances géologiques des bases de l’ensemble du territoire national.
Enfin,
l’Etat, conscient de la nécessité d’assurer la sécurité des
investissements réalisés sur son territoire, a souscrit aux principaux accords
de garantie des investissements conclus sous l’égide des institutions
multilatérales.
La
mise en œuvre de cette nouvelle politique va très rapidement produire des résultats
probants avec l’intérêt de plus en plus grandissant ; Rio Tinto,
Billiton et la source pour le minerai de fer ; Billiton Offset Group pour
la filière bauxite alumine dans laquelle opèrent déjà depuis des décennies
les plus grands noms de ce secteur
(
Alcoa, Alcan, Pechiney, etc.). A ces majors, il convient d’ajouter les
compagnies juniors qui montrent depuis nous serons heureux de vous accueillir en
Guinée.
Ministère
des Mines, de la Géologie et de l’Environnement.
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