Projet MIFERGUI
Projet de mise en valeur du minerai de fer des Monts Nimba
Production : 20 Millions de tonnes /an
Coût de réalisation : 500 millions de dollars US
Durée des travaux : 3 années
La valorisation des gisements de fer des Monts Nimba a été initiée dans les années 70 à travers une Société d Economie Mixte constituée d’importants groupes sidérurgiques européens, américains, japonais et africain (15 M de tonnes /an).
En 1990, le projet a été redéfini et adapté aux besoins de la sidérurgie européenne (9 à 12 M de tonnes / an).
En raison de multiples facteurs, le projet n’a pu être réalisé. Aussi en 1996, le Gouvernement guinéen a décidé le retour des droits miniers à l’Etat guinéen et la réorientation du projet en vue de l’adapter aux exigences de sa nouvelle stratégie de développement et aux nouvelles données du marché mondial du fer.
En association avec le consortium EURONIMBA (La Source et Billiton essentiellement) et d’autres éventuels investisseurs, le Gouvernement envisage la création d’une Société d’ici à la fin de 1998, capable d’ouvrir une mine d’une production annuelle de 20 millions de tonnes avec comme critères :
la compétitivité du produit sur le marché international ;
la sécurité des opérations d’exploitation, de transport et d’évacuation ;
les retombées maximales du projet sur l’économie nationale.
Caractéristiques géologiques et minières du gisement
Les gisements de fer des Monts Nimba sont mondialement connus en raison de leur caractère exceptionnel : très grandes réserves (plus de 800 millions de tonnes) et leur qualité : FE > 67% ; P = 0.029% ; SIO2 = 1.2%, Al2 O3 = 0.72%. Ainsi le traitement du minerai sera très facilité et les coûts de production réduits.
Le minerai au Nimba affleure à même le sol et la découverte atteint rarement 2 mètres.
L’exploitation se fera à ciel ouvert, avec très peu de travaux de tir à l’explosif. Le minerai extrait est concassé, transporté par un convoyeur à bande jusqu’aux installations de traitement et de chargement.
Des études minéralogiques effectuées dans des laboratoires aux USA et en Europe sur des échantillons ont montré que le minerai du Nimba présentait d’excellentes qualités sous forme d’agglomérés (Sinter et Pellets) ; les pellets pour la réduction directe en particulier se sont révélées d’excellente qualité.
Quelques données économiques
Une étude de faisabilité réalisée en 1978 par la Société KAISER (USA) pour une production de 15 millions de tonnes avait conclu à la rentabilité du Projet.
Celle révisée par NIMCO en 1990 pour une production de 12 millions de tonnes par an indiquait à l’époque les chiffres suivants :
Production annuelle envisagée : 9 à 12 millions de tonnes
Besoins en financement : 300 à 350 M de $ US
Prix de vente du minerai : 17 à 19 $ US la tonne
Emplois directs en Guinée : 600
Retombées économique en Guinée : 27 à 35 M de $ US
La réorientation du projet initié depuis 1996, prévoit une production annuelle de 20 millions de tonnes et l’implantation sur le territoire guinéen de toutes les installations de traitement, de transport et d’évacuation. D’où la nécessité de la réalisation du Transguinéen.
Le nombre d’emploi va passer de 600 à 1400 ; les investissements nécessaires pour les infrastructures minières (carreau de la mine, traitement) seront dans l’ordre de 500 millions de dollars US.
Aspects environnementaux
En s’implantant dans une zone écologiquement sensible, l’exploitation minière au Nimba devra maîtriser les conséquences environnementales de ses activités.
Moyennant du soin, de la compétence et de la bonne volonté, on sait qu’il est possible de faire une mine propre. Le Gouvernement guinéen y tient et y veillera.
Déjà, il avait demandé des études environnementales en 1977 et en 1990. Les recommandations d’alors ont été prises en compte dans les scénarios d’exploitation.
Une étude d’impact environnementale devra être menée en même temps que l’étude d’ingénierie détaillée, donc avant le démarrage des travaux. Une convention environnementale liera la Société d’exploitation au Gouvernement guinéen.
Conclusion
La réalisation du projet MIFERGUI-NIMBA permettra de :
créer les bases d’une sidérurgie nationale,
réduire la dépendance du pays de la bauxite,
désenclaver le Sud-Est du pays,
d’asseoir, en relation avec la réalisation du Transguinéen, les bases d’un véritable décollage économique dans le cadre d’un développement durable.
D’un point de vue strictement économique, la rentabilité du projet ne fait aucun doute. L’immensité des réserves et l’évolution du marché du fer dans le monde, en font un projet viable pour plusieurs générations.
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